Champagne Week à Paris : cinq tables se mettent au bio avec la Maison Telmont

Rédigé le 20/10/2026
Jérôme B


Du 19 au 25 octobre, Paris accueille la toute première Champagne Week, coordonnée par le Comité Champagne à l'occasion du Champagne Day. L'objectif : faire redécouvrir le champagne là où il se partage vraiment, dans les bars et les restaurants, plutôt que dans les rayons des cavistes. Pour cette première édition, la Maison Telmont a choisi de jouer la carte de la transparence en mettant à l'honneur sa cuvée manifeste biologique, « Réserve de la Terre », dans cinq adresses parisiennes qui ont accepté de lui dédier un accord mets-champagne sur mesure.


Une cuvée pensée comme un manifeste

« Réserve de la Terre » n'est pas un champagne bio parmi d'autres : c'est la cuvée censée prouver, « dans le verre », que la Maison a raison de parier sur l'agriculture biologique. Élaborée à 100 % à partir de raisins certifiés biologiques — cultivés sans herbicides, ni pesticides, fongicides ou engrais chimiques de synthèse — elle est dosée en Extra Brut à seulement 5,6 g/L, un choix qui laisse justement s'exprimer la vitalité du terroir plutôt que de la masquer sous le sucre.


Cinq adresses, cinq façons de l'accompagner

Chez Lily Wang (7e), le chef Jian Lang Wang propose un assortiment de dim sum pour l'achat d'une coupe de Réserve de la Terre. Chez David Toutain, table deux étoiles, c'est une tartelette sarrasin, carotte et coco qui accompagne chaque coupe. À l'Hôtel Dame des Arts, le chef Clément Courtemanche (Pimpan) offre une tranche de foie gras pour deux coupes prises à l'apéritif. Chez Nessia, le dessert signature du chef Thomas Cherbit — un Snickers maison aux cacahuètes torréfiées et à la vanille de Madagascar — se marie au Blanc de Blancs 2012. Et dans les adresses bistrot du Groupe Gisèle (Café, Bistrot, Guinguette, Crêperie, Brasserie Gisèle), un croque-monsieur à la truffe accompagne la coupe.


Derrière la cuvée, une transition déjà bien engagée

C'est surtout ce qu'il y a derrière l'étiquette qui mérite l'attention. Depuis 2021, avec son projet « Au Nom de la Terre », Telmont s'est engagée à convertir 100 % de son vignoble — et celui de ses partenaires vignerons — à l'agriculture biologique et régénérative d'ici 2031 : 70 % du chemin est déjà fait. En 2025, la maison fondée en 1912 est devenue la première Maison de Champagne certifiée Regenerative Organic Certified® (ROC™), un label qui implique un contrôle par un organisme tiers, et non une simple autoproclamation.

Le reste des engagements se mesure en gestes concrets plutôt qu'en éléments de langage : suppression des coffrets cadeaux, co-développement de la bouteille de champagne standard la plus légère au monde (800 grammes), arrêt du fret aérien, utilisation d'énergies renouvelables, avec un objectif Net Zéro fixé à 2050. Autant d'éléments qui comptent dans un secteur où le poids du verre et les coffrets superflus restent, ailleurs, la norme. Fait notable : parmi les investisseurs de la maison figurent Rémy Cointreau, actionnaire majoritaire, et Leonardo DiCaprio, engagé de longue date sur les questions environnementales.


Pourquoi cet exemple compte

Le secteur du champagne cumule deux handicaps bien connus côté durabilité : un emballage historiquement lourd (bouteille épaisse, coffrets, habillages) et un marketing où le mot « engagement » se glisse facilement sans toujours être vérifiable. Ce qui distingue Telmont, ce n'est pas seulement le choix du bio, mais le fait que l'essentiel de ses engagements soit audité ou mesurable : une certification tierce (ROC™), un pourcentage de conversion chiffré, une bouteille dont le poids a été publiquement réduit. Pour un lectorat habitué à trier le vrai engagement du simple habillage vert, c'est précisément ce type de détail qui fait la différence — et qui vaut la peine d'être rappelé au moment où l'ensemble du secteur du luxe multiplie les éditions limitées « responsables ».

La Champagne Week se tient jusqu'au 25 octobre dans les cinq adresses citées, le temps d'aller vérifier par soi-même ce que donne, concrètement, un champagne pensé pour « que la Terre soit belle ».

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

Source : communiqué de presse Maison Telmont, 19 octobre 2026.