The Anam : quand l'architecture vietnamienne choisit l'effacement plutôt que l'ostentation

Rédigé le 15/10/2026
Joseph Sogault


Certains établissements mettent la nature en scène ; d'autres choisissent de s'effacer devant elle. Toute la question tient alors dans la capacité de l'architecture à se faire discrète, à puiser dans les matériaux régionaux et les savoir-faire traditionnels, pour devenir partie intégrante du paysage plutôt que de le dominer.

Le mot « authenticité » a beau être galvaudé dans l'industrie hôtelière, il trouve rarement meilleure illustration que chez The Anam, groupe hôtelier indépendant vietnamien qui exploite deux resorts cinq étoiles — l'un sur la péninsule de Cam Ranh, l'autre à Mui Ne, dans le sud du pays. Leur architecture puise délibérément et systématiquement dans les traditions constructives locales : formes de toitures ancestrales, tuiles ornementées façonnées par des artisans venus de tout le Vietnam, œuvres et décors témoignant d'un lien étroit avec chaque région d'implantation.

Une attention particulière a également été portée à la hauteur des bâtiments, pensés pour ne jamais surplomber le paysage naturel environnant. À The Anam Cam Ranh, villas et structures se nichent au cœur d'un jardin planté de plus de 3000 palmiers, tandis qu'à The Anam Mui Ne, les bâtiments épousent en cascade le relief des collines qui dévalent jusqu'à la plage.



The Anam Cam Ranh
(c) Droits Réservés



The Anam Mui Ne
(c) Droits Réservés



The Anam Mui Ne
(c) Droits Réservés