Le Bristol Paris : Maxence Barbot sculpte les fêtes en feuilles et en couronnes

Rédigé le 23/09/2026
Benoit Groque

Cette saison, Maxence Barbot ne réinvente pas les grands classiques : il les laisse pousser autrement. Une couronne suspendue à une porte, un cercle de feuillage, une galette qui s’ouvre comme une rosace : autant de silhouettes inspirées du vivant, que le chef pâtissier du Bristol Paris observe avec un regard neuf. Sa collection de fêtes naît de ce dialogue entre mémoire et motif naturel — là où le dessert emprunte à la feuille, à la couronne et au temps long des fermentations.

Quand la couronne de Noël devient paysage comestible

Le cercle, symbole d’accueil et de renouveau, inspire depuis longtemps Maxence Barbot. Suspendue aux portes des maisons, la couronne de Noël n’est plus seulement un décor : elle devient le fil rouge de la collection, et surtout le paysage de la bûche signature.

Grâce à un moule imaginé pour l’occasion, le dessert prend l’allure d’une couronne de chocolat délicatement sculptée. Chaque feuille de houx semble dessinée à la main, comme si le végétal avait été figé dans le cacao. La bûche ne se contente plus d’évoquer l’hiver : elle en reproduit le feuillage, en relief et en lumière.

À la découpe, la nature se poursuit dans les saveurs. Le croustillant du riz soufflé répond à un biscuit aux notes de vanille ; une marmelade de yuzu et d’iyokan apporte l’éclat acidulé des agrumes ; un cœur de riz au lait aux kumquats confits, relevé d’un caramel délicat, prolonge la dégustation avant qu’une mousse vanille ponctuée de zestes de yuzu n’apporte fraîcheur et légèreté. Le tout s’enveloppe d’une fine ganache au chocolat au lait. Rien ne cherche à dominer : les agrumes réveillent la vanille, le chocolat accompagne le feuillage sans le masquer. Une pâtisserie de précision, pensée pour dix convives, en édition limitée.

 



La galette en rosace, comme une fleur de pâte

Quelques semaines plus tard, la même silhouette végétale revient pour l’Épiphanie. La galette signature abandonne le disque traditionnel pour une rosace de brioche feuilletée inspirée de la pâte à croissant. Ses torsades dorées évoquent moins un cercle plat qu’un motif floral : une fleur de pâte qui s’ouvre sur une frangipane parfumée à la vanille et au Grand Marnier, une pâte d’orgeat, et une marmelade de kumquat et de yuzu.

Les notes d’amande s’y mêlent à la fraîcheur des agrumes avec beaucoup de naturel — comme si le jardin d’hiver trouvait aussi sa place sous la croûte.

Les amoureux des grands classiques retrouveront également la version traditionnelle, où une pâte feuilletée particulièrement légère renferme une frangipane vanille délicatement parfumée au rhum brun.

Comme chaque année, la fève est un objet à collectionner. Imaginée par la céramiste Olivia Pellerin dans son atelier toulousain, elle représente l’une des petites pattes de Socrate, l’iconique chat de la Maison, façonnée en porcelaine blanche et rehaussée d’or — un geste artisanal qui prolonge, hors assiette, l’idée d’un luxe façonné à la main.



Panettones : le vivant de la pâte

Il y a des pâtisseries qui se dégustent autant qu’elles s’attendent. Derrière la silhouette généreuse du panettone se cache une pâte vivante, façonnée par un levain naturel et de longues fermentations. Dans les ateliers du Bristol Paris, plusieurs jours sont nécessaires avant que chaque pièce n’atteigne sa mie légère, filante et généreusement alvéolée — une autre forme de nature, celle du temps qui travaille.

Deux interprétations voient le jour. La première célèbre la tradition : vanille de Madagascar, écorces d’orange et de citron confits, raisins infusés à l’Amaretto, amandes Macaronade et sucre grain en surface. La seconde fait dialoguer deux chocolats de Madagascar — un noir 65 % et un lait 50 % sélectionnés auprès du torréfacteur Nicolas Berger — avec la vanille grillée et la fève de tonka. Une lecture plus profonde, sans renoncer à la légèreté propre au panettone.



Faire vivre les traditions comme on cultive un jardin

De la couronne devenue bûche feuillagée à la galette en rosace, jusqu’au panettone façonné par le levain, Maxence Barbot compose une collection où chaque création dialogue avec la suivante. Toutes racontent la même envie : faire vivre les traditions plutôt que les figer, en laissant la nature — feuille, fleur, fermentation — guider la forme autant que le goût. Une vision de Noël selon Le Bristol Paris, où le geste artisanal et le plaisir du partage se mettent au service d’un moment simple : celui d’être ensemble.


Infos pratiques

Bûche signature (10 pers., édition limitée) : 130 € — précommandes dès le 25 novembre 2026 via Click & Collect, retrait du 16 au 31 décembre (commande 48 h à l’avance).

Galettes des Rois : précommandes dès le 21 décembre 2026, retrait du 3 au 24 janvier 2027 — Signature 80 € (6-8 pers., édition limitée) ; Traditionnelle 60 € à L’Épicerie / 22 € la part au Café Antonia.

Panettones (500 g) : traditionnel 34 € ; Gianduja 38 € — retrait du 9 décembre 2026 au 3 janvier 2027 à L’Épicerie ou en Click & Collect.

Click & Collect : lebristolparis.shop-and-go.fr
Site : oetkercollection.com/fr/hotels/le-bristol-paris

 

Crédits photo (c) : Le Bristol