L'entreprise orléanaise PI-POP propose une nouvelle génération de vélos à assistance électrique fonctionnant totalement sans batterie à recharger. Avec déjà 1 500 utilisateurs convaincus, la marque lance un nouveau modèle plus abordable pour démocratiser cette technologie.
La fin de la batterie traditionnelle
Contrairement aux VAE (vélos à assistance électrique) classiques, le système de PI-POP ne repose pas sur une grande quantité d'énergie stockée à l'avance pour être consommée progressivement. La marque s'appuie sur une logique de gestion de l'énergie grâce à l'utilisation de supercondensateurs. Le principe est simple : le vélo récupère l'énergie humaine et cinétique lors des phases de ralentissement ou de descente.
Cette énergie est stockée dans les supercondensateurs, particulièrement adaptés aux échanges rapides, avant d'être restituée au cycliste lorsque le besoin s'en fait sentir, par exemple dans les côtes. Pour l'utilisateur, cela se traduit par une promesse majeure : il n'y a plus aucune batterie à retirer, ni de chargeur à brancher le soir.
Une technologie déjà éprouvée sur les routes
Cette innovation n'est plus au simple stade du prototype ou de la démonstration. L'entreprise a passé près de dix ans à développer et industrialiser sa technologie. Le premier modèle de la gamme, baptisé « Liberté », a permis de confronter le concept aux conditions réelles.
Aujourd'hui, 1 500 cyclistes utilisent déjà un vélo PI-POP au quotidien. Ces utilisateurs s'en servent pour une grande diversité d'activités :
- Les trajets domicile-travail (vélotaf) peuvent s'effectuer sans jamais avoir à surveiller l'autonomie électrique ni à brancher la machine le soir.
- Les courses et les déplacements de proximité gagnent en spontanéité puisque le vélo est toujours disponible.
- Les parcours vallonnés sont facilités grâce à l'assistance qui accompagne les variations du terrain tout en laissant le cycliste choisir son effort.
« Horizon » : l'étape de la démocratisation
Pour accélérer son développement, PI-POP commercialise un second modèle nommé « Horizon ». Plus léger que son prédécesseur, ce vélo est proposé à un tarif inférieur à 2 000 euros. L'objectif de cette nouvelle génération est de rendre l'assistance électrique autonome accessible à un public beaucoup plus large.
L'entreprise, qui conçoit et assemble ses vélos en France, ambitionne désormais de changer d'échelle. À terme, elle souhaite faire de cette technologie "SUPRA BIKE" (assistance autonome) un véritable standard sur le marché du cycle.
L'effort maîtrisé plutôt que supprimé
Derrière ce projet industriel se trouve Adrien Lelièvre, ingénieur diplômé de Supméca, titulaire d'un doctorat en génie industriel et fondateur du groupe Veloci Industries. Passionné de cyclisme, ce dirigeant conçoit l'assistance électrique non pas comme un moyen de supprimer l'effort, mais de l'accompagner. Selon la vision portée par PI-POP, le vélo doit rester une activité physique qui valorise l'énergie humaine. L'assistance agit comme un compagnon de route, présent au bon moment, tout en préservant le plaisir de pédaler et la liberté d'action du cycliste.



