Depuis la fondation de sa maison en 2001, Stella McCartney n'a jamais utilisé de cuir animal, de fourrure, de plumes ni de peaux. Un engagement fondateur qui a longtemps été perçu comme une contrainte créative. Vingt-cinq ans plus tard, il se révèle être un formidable moteur d'innovation. La preuve la plus emblématique : le Frayme Mylo, premier sac de luxe au monde fabriqué en cuir de mycélium.
Le mycélium : cultiver une matière plutôt que prélever une peau
Le mycélium désigne la structure souterraine des champignons, un réseau filamenteux dense qui peut être cultivé en laboratoire à partir de substrats naturels renouvelables, en quelques semaines seulement. Développé par la biotech américaine Bolt Threads, le Mylo™ offre l'apparence, le toucher et la souplesse du cuir traditionnel, sans aucune origine animale ni composant fossile. Fabriqué artisanalement par des artisans italiens spécialement formés à ce nouveau matériau, le Frayme Mylo s'inspire du sac Falabella iconique de la maison et intègre une chaîne en aluminium recyclable ainsi qu'un médaillon en zamac. Un objet de mode qui est aussi un manifeste.
Un luxe qui s'invente dans le laboratoire
Chez Stella McCartney, le mycélium n'est qu'une étape d'une démarche plus vaste. La maison explore en parallèle des alternatives au cuir issues du raisin (VEGEA), de la pomme (UPPEAL™), ou encore des matériaux sans plastique comme le MIRUM®. Pour les effets plume, elle a développé FEVVERS, une alternative végétale et cruelty-free. Pour les collections 2026, elle revendique 93 % de matières durables, incluant des fibres en protéine fermentée (Brewed Protein™), du denim 100 % recyclé et ses premiers sacs LUNAFORM™ entièrement biosourcés.
La mode de luxe à l'épreuve de la durabilité
Le défi reste entier : une matière innovante doit non seulement séduire au premier regard, mais aussi résister à l'usage, vieillir avec grâce et permettre la réparation. Stella McCartney l'a compris mieux que quiconque. Son travail prouve qu'il est possible d'allier désirabilité et responsabilité, et que le futur du luxe se jouera autant dans la matière que dans la silhouette.
(c) Stella McCartney

